 Voici donc, chers lecteurs et lectrices, sans plus vous faire languir ne serait-ce qu'un instant, l'histoire de la guilde du Phoenix. C'est court, certes, mais tous les détails importants y sont. Allez mes braves seigneurs, lisez donc !
-Chapitre 1-
Prologue
À propos…
…du Commencement de tout.
Avant la Guilde, il y eut Gab, qui revint vivant de la première Grande Bataille de Bicolline. Aussitôt, la nouvelle qu'il existait non loin un pays où l'on pouvait trouver aventure, gloire et fortune se répandit telle une traînée de poudre.
C'est ainsi que l'année suivante, Gabriel revenait en terre de Bicolline avec, cette fois-ci, quelques compagnons. Ils étaient une dizaine tout au plus. À ce moment-la, il n'était toujours pas question de la Guilde.
Ce n’est que l’hiver suivant que, bien au chaud dans une taverne, le regroupement vit le jour. Gabriel, Durand de Garn, Dunken, Buckdan, Maman Lutin et Glutch fondaient la Guilde, la baptisaient et lui donnaient ses couleurs. À la troisième Grande Bataille de Bicolline, la Guilde du Phoenix foulait du pied le champ de bataille pour la première fois.
Depuis ce temps, le Phoenix ne cesse de prospérer, profitant de ces succès et se relevant de ces échecs.
…du Rouge, du Orange et du Phoenix.
Les couleurs de la Guilde sont certes voyantes et même criardes mais elles représentent très bien le groupe. Ce sont des couleurs qui se démarquent, des couleurs que l'on n'oublie pas. Sur le champ de bataille, il n'y a pas de confusion possible : Amis ou ennemis savent, du premier coup d'œil, à qui ils ont à faire.
Le phoenix, quant à lui, rappelle le côté persévérant du groupe, qui redressera toujours le dos, malgré les embûches qu'amène la vie. L'oiseau mythique possède aussi une certaine grandeur que tous tentent d'atteindre, ainsi que des serres puissantes qui font de lui un redoutable adversaire.
…des Lutins Joyeux.
Les Lutins Joyeux sont le côté moins sérieux du Phoenix. Ces petits bonnets rouges et oranges vivent tous dans le Pays de Grus, dont le nom évoque le met préféré de tous les lutins : Le gruau. Maman Lutin est à la tête d'une véritable horde de petits êtres tous aussi joyeux les uns que les autres. Ils aiment rire, manger et boire. Faire la fête quoi !
Les Lutins ont le monopole des auberges des terres du Phoenix. S'il y a de l'alcool quelque part, il y a toujours un lutin pas loin. Parlant d'alcool et question d'apporter encore plus de joie à tous et chacun, les Lutins Joyeux organisent chaque année le Concours de Brasseurs des Lutins Joyeux. C'est un moment divin. Pour une soirée, les querelles sont oubliées et tout le monde n'a d'intérêt que pour l'alcool qui coulera à flot. (Pour plus de détails, allez vite lire la page concernant le 19ième concours de Brasseurs des Lutins Joyeux qui se tiendra dans les terres de Bicolline, à l'été de l'An 1003.)
Les Lutins Joyeux sont également les artilleurs du Phoenix. Avec leurs machines de guerre, les lutins sèment la mort en temps de guerre comme ils apportent la joie en temps de paix.
…de la vie de tous les jours.
La vie est bonne dans les terres gouvernées par la Guilde du Phoenix. Les paysans cultivent les champs sans être terrorisés ou surtaxés. On y fait pousser le blé, l'avoine et l'orge.
Les habitants n'ont pas le pied marin en général. C'est un peuple de grandes plaines verdoyantes, de forêts clairsemées et de collines roulantes. N'importe qui vous dira qu'il préfère une semaine entière à labourer les champs ou à travailler dans une des nombreuses forges de la Guilde que de passer quelques heures en mer.
Aussi, la chasse au sanglier est une activité très prisée, la viande de la bête étant plus appréciée que le bœuf par tous les habitants. Les cuisinières l'apprêtent de milles façons délicieuses lors des festivals, des foires et des nombreuses fêtes.
Voilà. La vie est donc bien simple en terres du Phoenix. Les gens vaquent à leur paisible existence sans soucis, sachant qu'ils sont bien dirigés et bien protégés par la Guilde.
…des victoires et des défaites.
L'histoire de la Guilde est sans cesse façonnée par la guerre. D'années en années, l'armée du Phoenix revient toujours en terre de Bicolline afin de supporter les causes et les alliés qui lui sont chers lors des Grandes Batailles.
À la troisième Grande Bataille, la Guilde apporta son support au Troisième Front, qui ne sut cependant pas empêcher les Elfes Noirs de s'emparer de la Pierre de Lune. L'épée de Feu, qui fut un bref moment entre les mains de la Guilde, fut également perdue.
Après un long hiver à soigner des blessures, le Phoenix prêta main forte à Viakta et à ses paysans dans leur lutte pour la liberté du petit peuple. Lutte vaine qui se solda par la mort de milliers de paysans, de braves guerriers et par la perte de l'épée de Glace. Encore une fois, la Guilde devait plier le genou. Cette fois-ci, cependant, c'était pour mieux se relever.
La cinquième Bataille de Bicolline opposait la Guilde de Canstanza à la Horde de Gorghor Baey. Le Phoenix s'allia au Poulpe. La Horde, s'étant emparé des caravanes d'armes et de nourriture, ne put cependant pas prendre possession du Fort. Les rapides et puissantes Balistes des Lutins Joyeux s'étaient fait entendre. La Guilde retournait victorieuse dans ses terres.
Vint ensuite l'année de la révolte des clans écossais. Le Phoenix, tel un ange de la mort, traversa le champ de bataille dans une charge exemplaire, emportant avec lui une victoire sans équivoque.
Puis, ce fut la sombre année de la guerre pour le contrôle du marché des esclaves. La Guilde apporta son appui aux Compagnons de Lambertrand dans ce qui allait être une cuisante défaite. Le détachement militaire envoyé par la Guilde du Phoenix fut décimé sur le pont traversant la rivière et menant au front ennemi. Un second régiment fut envoyé pour prêter main-forte à la Gargouille de Lambertrand. La bataille devant le fort fut une convaincante victoire mais la guerre pour le contrôle des esclaves était belle et bien perdue.
Vint enfin la 8ième grande bataille de Bicolline, dans laquelle s'affrontèrent les Mages de Diedne et la Guilde de Salmarak pour le contrôle de la crypte d'Orapal Tamas. Le Phoenix prêta main-forte aux Mages dans ce massacre à sens unique en envoyant au combat un très imposant détachement militaire. Au point culminant de la bataille, la Guilde donna la charge contre Salmarak qui ne pu que plier sous le nombre supérieur des assaillants. La bataille était terminée. Victoire aux Mages, victoire au Phoenix!
Aujourd'hui, la Guilde du Phoenix est forte de sa dernière victoire. Les champs sont plus fertiles que jamais et les paysans heureux. Les marchands sont prospères et les affaires sont bonnes. Le moral des guerriers, recrues comme vétérans, est à son plus haut. L'oiseau de feu, qui renaît toujours de ses cendres, déploie les ailes et regarde avec appréhension vers l'avenir qui se dessine devant lui.
Alfred le scribe
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